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  • Vendre ou louer son bien à Bruxelles ? Le guide pour décider en 2026

    Vous héritez d’un appartement, vous déménagez, ou vous hésitez sur ce que vous allez faire de votre bien actuel. La question revient sans cesse : vaut-il mieux vendre et récupérer un capital, ou louer et toucher un revenu régulier ? Il n’existe pas de réponse universelle, mais il existe une méthode. Voici les bons paramètres, chiffrés et propres au contexte bruxellois de 2026, pour décider en connaissance de cause.

    Vendre : ce que vous récupérez, et ce que le fisc prend

    Vendre, c’est transformer votre bien en capital disponible immédiatement. L’avantage fiscal majeur en Belgique est puissant : la plus-value réalisée sur votre résidence principale est totalement exonérée d’impôt. Concrètement, si le bien a été votre logement familial de façon ininterrompue pendant au moins les 12 mois qui précèdent le mois de la vente, vous ne payez aucune taxe sur le gain, quelle que soit son ampleur. C’est l’une des exonérations les plus larges du système belge, prévue par l’article 93bis du Code des impôts sur les revenus.

    La situation diffère si le bien n’est pas votre résidence principale. Pour un immeuble bâti revendu dans les cinq ans suivant son acquisition, la plus-value est taxée à 16,5 %, majorée des additionnels communaux. Le délai se calcule de date d’acte notarié à date d’acte notarié, comme le précise notaire.be. Au-delà de cinq ans, la plus-value redevient exonérée. Un bien reçu par succession échappe à cette taxation ; un bien reçu par donation, lui, peut être taxé s’il est revendu dans les trois ans de la donation et dans les cinq ans de l’acquisition initiale par le donateur.

    À retenir : si vous vendez votre logement de toujours, le produit de la vente vous revient intégralement, sans impôt sur la plus-value. C’est un argument de poids en faveur de la vente, surtout si vous avez un projet immédiat pour ce capital.

    Louer : le rendement, mais aussi la fiscalité et les contraintes

    Louer, c’est conserver le bien et viser un revenu régulier, plus un patrimoine qui peut continuer à prendre de la valeur. Bruxelles est, sur ce plan, un marché tendu et porteur. Selon le baromètre des locations de Federia, qui analyse plus de 70 000 baux, le loyer moyen d’un appartement bruxellois a dépassé 1 200 euros par mois en 2024, Bruxelles restant la Région où l’on paie les loyers les plus élevés du pays. Woluwe-Saint-Pierre figure parmi les communes les plus chères de la Région, tandis qu’Evere et Schaerbeek offrent des points d’entrée plus accessibles, ce qui change la donne pour le calcul de rentabilité.

    Mais attention à ne pas raisonner sur le seul loyer brut. Trois éléments doivent entrer dans votre calcul.

    Le premier est fiscal. En Belgique, quand vous louez un logement à un particulier qui en fait son habitation, vous n’êtes pas taxé sur le loyer réellement perçu, mais sur le revenu cadastral indexé majoré de 40 %. Un exemple chiffré, tiré de Wikifin, l’éclaire : pour un bien dont le revenu cadastral non indexé est de 1 000 euros, la base imposable pour les revenus 2026 s’élève à 1 000 x 2,3 (coefficient d’indexation) x 1,4, soit 3 220 euros, ce qui peut représenter un impôt d’environ 1 610 euros dans la tranche marginale à 50 %. À cela s’ajoute le précompte immobilier annuel, lui aussi calculé sur le revenu cadastral. Bonne nouvelle relative pour le bailleur : la base taxable reste le revenu cadastral et non vos loyers réels, ce qui est souvent avantageux lorsque le loyer de marché est élevé.

    Le deuxième élément est réglementaire. Un bien mis en location à Bruxelles n’échappe pas à l’obligation PEB : au plus tard le 1er janvier 2033, tout logement devra respecter le seuil de 275 kWh/m²/an, sous peine d’amendes administratives. Si votre bien est classé F ou G, le louer ne fait que reporter un chantier inévitable, et l’indexation du loyer peut elle-même être limitée pour les passoires énergétiques. Un mauvais PEB pèse donc autant sur un projet locatif que sur une vente.

    Le troisième élément est humain et pratique. Louer, c’est gérer : recherche de locataire, états des lieux, entretien, vacance locative éventuelle, impayés possibles. Confier la gestion à une agence a un coût, qui réduit le rendement net. Ce sont des contraintes parfaitement gérables, mais elles doivent être intégrées dans la décision, et pas découvertes après coup.

    Un exemple chiffré pour fixer les idées

    Prenons un appartement bruxellois acquis sans projet d’y habiter, d’une valeur de marché d’environ 250 000 euros, loué 1 100 euros par mois. Le loyer annuel brut atteint 13 200 euros, soit un rendement locatif brut de l’ordre de 5,3 %. C’est un niveau correct pour une grande ville, supérieur à beaucoup de placements sans risque.

    Mais le rendement net est sensiblement inférieur une fois pris en compte le précompte immobilier, l’impôt assis sur le revenu cadastral indexé majoré, les éventuels frais de gestion, l’entretien et une provision pour vacance locative. Selon les cas, le rendement net réel se situe souvent autour de 3 à 4 %. À mettre en balance avec la vente, qui vous rendrait immédiatement un capital de 250 000 euros, disponible et, s’il s’agissait de votre résidence principale, sans impôt sur la plus-value. Ces chiffres sont illustratifs et dépendent de chaque bien : l’intérêt est surtout de comparer les deux logiques, capital immédiat contre revenu étalé.

    Cinq questions pour trancher

    Avez-vous besoin du capital maintenant ? Si oui (nouvel achat, remboursement, projet de vie), la vente s’impose souvent, d’autant plus si l’exonération de plus-value joue.

    Quel est l’état PEB du bien ? S’il est classé F ou G, vous devrez rénover avant 2033 dans les deux scénarios. La question devient alors : préférez-vous vendre en intégrant la décote, ou rénover puis louer ?

    Quelle est votre tolérance à la gestion ? Louer suppose du temps ou des frais de gestion. Si vous n’avez ni l’un ni l’autre, le rendement net se réduit.

    Quel est votre horizon ? Garder un bien en location prend tout son sens sur le long terme, le temps que le patrimoine se valorise et que le crédit éventuel soit remboursé. Pour un besoin à court terme, la vente est plus cohérente.

    Le bien est-il votre résidence principale ou non ? Cette seule réponse change toute la fiscalité de la vente, exonération totale d’un côté, possible taxation à 16,5 % avant cinq ans de l’autre.

    Le point de départ : connaître la valeur de votre bien

    Aucune de ces questions ne se tranche dans le vide. Pour comparer un capital de vente à un revenu locatif, il faut d’abord une estimation fiable et locale de la valeur de votre bien, car c’est elle qui détermine à la fois le prix de vente réaliste et le rendement locatif que vous pouvez en attendre. Un loyer de 1 100 euros n’a pas le même sens sur un bien à 220 000 euros ou à 320 000 euros.

    Questions fréquentes

    Suis-je taxé sur la plus-value si je vends mon bien à Bruxelles ?

    Pas si c’est votre résidence principale : la plus-value est totalement exonérée, à condition d’y avoir habité de façon ininterrompue pendant au moins les 12 mois précédant le mois de la vente. Pour un bien qui n’est pas votre résidence principale, la plus-value est taxée à 16,5 % (plus additionnels) si vous revendez dans les cinq ans de l’achat, et exonérée au-delà.

    Comment sont taxés mes revenus locatifs en Belgique ?

    Si vous louez à un particulier qui en fait son logement, vous êtes imposé non pas sur le loyer perçu, mais sur le revenu cadastral indexé majoré de 40 %, ajouté à vos autres revenus au taux marginal. S’y ajoute le précompte immobilier annuel. La fiscalité diffère si le locataire utilise le bien à des fins professionnelles ou si le logement est meublé.

    Le mauvais PEB de mon bien est-il un problème pour louer ?

    Oui, autant que pour vendre. L’obligation bruxelloise impose 275 kWh/m²/an maximum d’ici 2033, avec amendes à la clé, et l’indexation du loyer peut être restreinte pour les logements énergivores. Un bien classé F ou G devra donc être rénové dans tous les cas, ce qui doit entrer dans votre arbitrage entre vente et location.

    Vendre ou louer : la bonne décision dépend d’abord d’un chiffre, la valeur réelle de votre bien aujourd’hui. Nos agents agréés IPI, présents à Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, Schaerbeek et Evere, estiment votre maison ou votre appartement et vous aident à comparer concrètement les deux scénarios. Demandez votre estimation gratuite : c’est le point de départ de toute décision éclairée.

    Sources : notaire.be (taxation des plus-values), Wikifin (fiscalité des revenus immobiliers), baromètre des locations Federia, Bruxelles Environnement (objectifs PEB), données internes Expertissimmo. Données à jour de juin 2026.

  • Rénover à Bruxelles en 2026 : quelles aides depuis la fin des primes Renolution ?

    Si vous avez cherché récemment « prime rénovation Bruxelles 2026 », vous êtes probablement tombé sur des pages qui annoncent des montants précis, des catégories de revenus et des bonus, comme si le système tournait normalement. La réalité de terrain est différente, et il vaut mieux le savoir avant de signer un devis. Voici le point honnête, daté, sur ce qui est réellement mobilisable à Bruxelles cette année.

    Ce qui s’est passé : la fin des primes Renolution

    Lancées en 2022 pour accélérer la rénovation du parc bruxellois, les primes Renolution avaient unifié en un guichet unique les anciennes primes énergie, rénovation et embellissement de façade. Le succès a été tel que les réserves budgétaires se sont vidées rapidement. Dès le 16 août 2024, le gouvernement bruxellois a cessé d’autoriser l’introduction de nouvelles demandes, faute de budget et faute d’un exécutif de plein exercice.

    Pendant de longs mois, des milliers de Bruxellois se sont retrouvés engagés dans des travaux sans toucher l’aide promise, au point qu’une pétition baptisée « Renillusion » a été lancée pour réclamer le paiement des factures en attente. Au cours du premier semestre 2026, le nouveau gouvernement a débloqué environ 56 millions d’euros pour régler près de 3 000 dossiers approuvés mais non payés, les bénéficiaires étant progressivement contactés.

    Le point essentiel pour vous : pour des travaux dont la facture finale est datée de 2025 ou de 2026, plus aucune prime Renolution n’est disponible, et la période de dépôt pour les factures de 2024 est elle aussi close. Le site officiel renolution.brussels le confirme noir sur blanc.

    Ce qui remplace les primes : le virage vers les prêts à taux zéro

    En février 2026, le nouveau gouvernement bruxellois a tranché : il ne réintroduira pas le système de primes sous sa forme antérieure. Le choix politique est assumé, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires régionales. Les primes directes laissent la place à un mécanisme de prêts à taux zéro, l’objectif restant le même, isoler et améliorer le PEB du parc bruxellois, particulièrement énergivore.

    La nuance qui compte : à l’heure où ces lignes sont écrites, les conditions précises et la date de démarrage de ces prêts à taux zéro ne sont pas encore communiquées. Plusieurs observateurs estiment qu’ils pourraient ne pas être pleinement opérationnels avant 2027. Il serait donc imprudent de fonder votre plan de financement sur un dispositif qui n’existe pas encore concrètement. Mieux vaut raisonner avec les aides réellement activables aujourd’hui.

    Les aides encore mobilisables en 2026

    Bonne nouvelle : tout n’a pas disparu, et plusieurs leviers restent actionnables dès maintenant.

    Le crédit ECORENO, porté par le Fonds du Logement et Bruxelles Environnement, a été relancé au 1er janvier 2026. C’est un prêt à taux préférentiel qui finance tous types de travaux de rénovation, y compris l’isolation, le remplacement de châssis ou le changement de système de chauffage. Le taux se situe selon le barème de revenus du ménage, dans une fourchette nettement plus avantageuse qu’un crédit bancaire classique, et le prêt peut prendre la forme d’un crédit à la consommation (jusqu’à 25 000 euros) ou d’un crédit hypothécaire selon le montant. Une simulation est disponible sur fonds.brussels.

    La TVA réduite à 6 % reste un avantage automatique et souvent sous-estimé. Pour tout logement de plus de 10 ans, l’entrepreneur applique directement le taux de 6 % au lieu de 21 % sur ses travaux de rénovation. C’est une mesure fédérale, valable dans les trois Régions. Sur un chantier de 40 000 euros, l’écart entre 6 % et 21 % représente 6 000 euros : ce n’est pas une prime, mais l’économie est bien réelle. Depuis 2026, ce taux de 6 % s’applique aussi à l’installation de pompes à chaleur, y compris pour des logements de moins de 10 ans, et ce jusqu’à fin 2030.

    Les aides communales subsistent de façon variable. Certaines communes bruxelloises ont maintenu des compléments locaux ou des chèques rénovation. Comme les règlements diffèrent d’une commune à l’autre, le réflexe est de vérifier directement auprès de votre administration communale.

    Enfin, l’accompagnement gratuit reste disponible. Les services Homegrade et le Réseau Habitat conseillent gratuitement les particuliers sur la définition de leur projet et sur les démarches de financement. Avant tout chantier d’ampleur, ce passage est souvent le meilleur investissement de temps.

    Pourquoi rénover quand même : l’échéance PEB 2033

    On pourrait être tenté de tout reporter en attendant les futurs prêts à taux zéro. Ce serait une erreur de calendrier. L’obligation régionale ne disparaît pas avec les primes : au plus tard le 1er janvier 2033, tout logement bruxellois devra consommer au maximum 275 kWh/m²/an, ce qui revient à interdire de fait les étiquettes F et G dans le parc résidentiel. Bruxelles Environnement rappelle qu’aujourd’hui encore, près de la moitié des logements certifiés dépassent ce seuil. Un palier supplémentaire (150 kWh/m²/an, l’équivalent d’une classe C) est prévu au plus tôt fin 2045.

    Surtout, contrairement à d’autres Régions, Bruxelles a prévu des sanctions automatiques en cas de non-respect à partir de 2033, sous forme d’amendes administratives proportionnelles à l’écart énergétique et à la taille du bâtiment. Que vous comptiez vendre, louer ou simplement habiter votre bien, anticiper ces travaux, c’est éviter de subir le calendrier dans l’urgence, quand la main-d’oeuvre se fera plus rare et plus chère.

    Par où commencer concrètement

    Trois étapes simples avant de lancer quoi que ce soit. D’abord, faites établir ou mettez à jour votre certificat PEB pour connaître votre point de départ et les travaux prioritaires. Ensuite, demandez plusieurs devis à des entrepreneurs disposant d’un numéro d’entreprise valide, en vérifiant qu’ils appliquent bien la TVA à 6 % si votre logement a plus de 10 ans. Enfin, simulez un crédit ECORENO sur fonds.brussels et sollicitez un rendez-vous gratuit avec Homegrade pour caler le plan de financement. Vous partez ainsi sur des bases solides, sans miser sur des aides hypothétiques.

    Questions fréquentes

    Puis-je encore introduire une demande de prime Renolution en 2026 ?

    Non. Pour des travaux dont la facture finale est datée de 2025 ou 2026, aucune prime Renolution n’est disponible, et la période de dépôt pour les factures de 2024 est close. Le gouvernement bruxellois a confirmé qu’il remplacerait les primes par un système de prêts à taux zéro, dont les conditions et la date de lancement ne sont pas encore connues.

    Quelles aides restent réellement actives à Bruxelles aujourd’hui ?

    Trois leviers principaux restent mobilisables : le crédit ECORENO du Fonds du Logement, relancé en janvier 2026 à taux préférentiel, la TVA réduite à 6 % sur les travaux pour les logements de plus de 10 ans (mesure fédérale automatique), et certaines aides communales variables selon votre commune. Homegrade accompagne gratuitement les particuliers dans ces démarches.

    Ai-je intérêt à attendre les futurs prêts à taux zéro pour rénover ?

    C’est risqué. Ces prêts ne sont pas encore opérationnels et pourraient n’arriver qu’en 2027, tandis que l’obligation PEB 2033 (275 kWh/m²/an maximum) se rapproche, avec des amendes automatiques à la clé. Reporter peut signifier rénover plus tard dans l’urgence, à un coût plus élevé. Mieux vaut planifier dès maintenant avec les aides existantes.

    Que votre projet soit de rénover pour habiter, pour louer ou pour vendre dans de meilleures conditions, tout commence par une bonne connaissance de la valeur de votre bien et de son potentiel. Nos agents agréés IPI à Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, Schaerbeek et Evere vous aident à arbitrer entre travaux et mise en vente. Demandez votre estimation gratuite et faites le point sereinement.

    Sources : renolution.brussels et Bruxelles Environnement, BX1, Bruxelles Today, Fonds du Logement de la Région bruxelloise, données internes Expertissimmo. Données à jour de juin 2026.

  • Faut-il rénover avant de vendre à Bruxelles ? PEB, valeur verte et travaux qui rapportent

    C’est la question que se pose presque tout propriétaire bruxellois avant de mettre son bien sur le marché : faut-il engager des travaux pour vendre plus cher, ou vaut-il mieux vendre en l’état et ajuster le prix ? En 2026, la réponse a changé. Le certificat PEB n’est plus une simple formalité administrative collée à l’annonce. Il est devenu un argument de prix, parfois un argument de négociation, et bientôt une obligation légale pour une grande partie du parc bruxellois.

    Avant de sortir le carnet de chèques ou de renoncer à tout chantier, prenez le temps de comprendre ce qui pèse réellement sur la valeur de votre maison ou de votre appartement. Voici une lecture honnête, chiffrée et locale, pour décider en connaissance de cause.

    Le PEB est devenu un argument de prix, pas un document de fond de tiroir

    Obligatoire à Bruxelles dès la mise en vente et dans toute publicité, le certificat PEB attribue à votre logement un score énergétique, exprimé en kWh/m²/an, et une étiquette de A (très performant) à G (très énergivore). Pendant des années, beaucoup d’acheteurs y prêtaient une attention distraite. Ce n’est plus le cas.

    Selon les données récentes d’Immoweb, 77 % des candidats acquéreurs se disent prêts à payer davantage pour un bien performant sur le plan énergétique. Leurs deux motivations principales sont très concrètes : réduire la facture d’énergie et améliorer le confort de vie. Autrement dit, un bon score PEB ne rassure pas seulement l’acheteur, il déclenche un consentement à payer plus. À l’inverse, une étiquette F ou G envoie un signal négatif : l’acheteur anticipe immédiatement le coût des travaux à venir et l’intègre dans son offre, souvent à la baisse.

    Ce que disent vraiment les chiffres sur la « valeur verte »

    La « valeur verte » désigne le supplément de prix qu’un acheteur accepte de payer pour un logement performant, par rapport à un bien comparable plus énergivore. L’effet est réel et observé partout en Belgique, mais il faut le manier avec prudence à Bruxelles.

    Les études d’Immoweb mesurent des écarts marqués en Wallonie et en Flandre. En Wallonie, une maison classée A se vend en moyenne nettement plus cher qu’une maison équivalente classée D, et un score G entraîne une décote de l’ordre de 9 % par rapport à un D. En Flandre, où la pression réglementaire est la plus forte, l’écart entre une maison A et une maison D peut dépasser 18 %. En valeur absolue, l’écart entre le meilleur et le moins bon label peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur une maison.

    Le point d’honnêteté que peu d’agences vous diront : à Bruxelles, les biens classés A ou B sont si rares que les statistiques de « prime au label » deviennent peu fiables pour la Région. La conclusion n’est donc pas qu’un PEB A ferait mécaniquement gagner 18 % à Bruxelles. La vraie dynamique bruxelloise est ailleurs : ce qui pèse, c’est surtout la décote d’une passoire énergétique et la pression réglementaire qui se rapproche. Et cette pression, elle, est chiffrée et datée.

    L’échéance 2033 change le calcul de l’acheteur, donc le vôtre

    Voici l’élément qui transforme la décision en 2026. Introduit en 2024 dans le Code bruxellois de l’air, du climat et de la maîtrise de l’énergie, l’objectif PEB régional impose qu’au plus tard le 1er janvier 2033, tous les logements bruxellois consomment au maximum 275 kWh/m²/an. En pratique, cela signifie que les logements classés F et G devront avoir été rénovés. Un second palier, plus exigeant (150 kWh/m²/an, l’équivalent d’une classe C), est prévu au plus tôt fin 2045.

    L’ampleur du chantier est considérable : Bruxelles Environnement indique qu’aujourd’hui, près de la moitié des logements bruxellois disposant d’un certificat se situent encore au-dessus de 275 kWh/m²/an. Et le non-respect de l’échéance 2033 ouvre la porte à des amendes administratives, calculées selon l’écart énergétique et la taille du bâtiment, avec un montant plancher de l’ordre de 125 euros qui grimpe vite pour les grands logements énergivores.

    Pour vous, vendeur, la conséquence est directe. Un acheteur averti qui visite votre bien classé F ou G fait désormais ce raisonnement : « Je devrai rénover avant 2033, sous peine d’amende, donc je déduis ce coût de mon offre. » La décote n’est plus une opinion de marché, elle est adossée à une obligation légale. C’est ce contexte, plus que la promesse abstraite d’une « valeur verte », qui doit guider votre arbitrage.

    Quels travaux rapportent le plus avant une vente

    Tous les travaux ne se valent pas en matière de retour sur investissement. Inutile de tout refaire : visez les postes qui améliorent le score PEB et que l’acheteur perçoit immédiatement.

    L’isolation de la toiture arrive en tête. C’est souvent le meilleur rapport gain énergétique sur euro investi, et selon Immoweb, les logements bien isolés en toiture se vendent en moyenne autour de 5 % plus cher. Le double vitrage compte aussi lourdement : un bien en simple vitrage vaut en moyenne près de 8 % de moins qu’un logement comparable en double vitrage. L’isolation des murs, elle, est moins visible mais très efficace sur le score, ce qui en fait un argument à mettre en avant explicitement lors des visites, car l’acheteur ne la voit pas de l’extérieur. Enfin, le remplacement d’une vieille chaudière au mazout ou au gaz par une pompe à chaleur fait basculer le profil énergétique du bien et répond à la trajectoire réglementaire.

    Côté budget, soyez lucide sur l’ampleur. D’après le baromètre PEB de Certinergie, faire passer un logement d’une étiquette F à une étiquette D coûte le plus souvent entre 25 000 et 60 000 euros, hors aides, selon la taille et l’état du bien. Une isolation par l’extérieur se situe couramment entre 100 et 190 euros par mètre carré, contre 45 à 80 euros par mètre carré pour une isolation par l’intérieur. Ces ordres de grandeur doivent être mis en regard du gain de prix attendu et du temps que vous êtes prêt à consacrer au chantier avant la vente.

    Rénover ou vendre en l’état ? Trois cas concrets

    Premier cas : votre bien est déjà classé C ou D. Vous êtes au-dessus de l’obligation 2033 (275 kWh/m²/an). Inutile d’engager de gros travaux pour vendre. Un rafraîchissement léger et une bonne mise en valeur suffisent. Concentrez votre énergie sur la présentation et le juste prix.

    Deuxième cas : votre bien est classé F ou G et vous disposez de temps et de trésorerie. Cibler l’isolation de la toiture et le vitrage, voire le système de chauffage, peut faire remonter le score d’un ou deux crans, élargir le nombre d’acheteurs potentiels (notamment ceux qui empruntent et dont la banque regarde le PEB) et réduire la décote. C’est souvent rentable, à condition de viser les bons postes et non une rénovation totale.

    Troisième cas : votre bien est énergivore mais vous voulez vendre vite, sans chantier. C’est parfaitement légitime. La bonne stratégie n’est alors pas de masquer le problème, mais de l’objectiver : un PEB à jour, un devis de travaux réaliste fourni à l’acheteur, et un prix calibré sur le marché réel d’un bien à rénover. La transparence rassure et évite les renégociations de dernière minute, qui font souvent perdre plus que la décote elle-même.

    Et les aides à la rénovation ?

    C’est la question qui suit immédiatement. Attention : le paysage des aides bruxelloises a profondément changé. Les primes Renolution telles qu’on les a connues ne sont plus activables pour des travaux récents, et le dispositif évolue vers des prêts à taux zéro. Avant de chiffrer un chantier, lisez notre article dédié : Rénover à Bruxelles en 2026 : quelles aides depuis la fin des primes Renolution ?. Vous y trouverez ce qui reste réellement mobilisable cette année.

    Questions fréquentes

    Un mauvais PEB rend-il mon bien invendable à Bruxelles ?

    Non. Un logement classé F ou G reste tout à fait vendable. Il se vend simplement à un prix qui intègre les travaux à venir, ce qui est logique puisque l’acheteur devra se mettre en conformité avec l’objectif 2033 (275 kWh/m²/an). Avec un prix juste, un certificat à jour et un devis de travaux transparent, ce type de bien trouve preneur, en particulier auprès d’acheteurs qui cherchent à rénover à leur goût.

    Vaut-il mieux refaire le PEB avant ou après les travaux ?

    Si vous engagez des travaux qui améliorent réellement la performance (toiture, vitrage, chauffage), il est cohérent de faire établir un nouveau certificat une fois le chantier terminé, afin que l’étiquette reflète l’amélioration et serve d’argument de vente. Si vous vendez en l’état, un certificat valide suffit. Dans tous les cas, le PEB est obligatoire dès la mise en vente et doit figurer dans l’annonce.

    Combien coûte le passage d’une étiquette F à une étiquette D ?

    D’après le baromètre PEB de Certinergie, le coût médian observé se situe entre 25 000 et 60 000 euros, hors aides, et varie fortement selon la taille du logement et les travaux nécessaires. Les postes les plus rentables sont l’isolation de la toiture, l’isolation des murs, le remplacement d’une chaudière fossile par une pompe à chaleur et l’amélioration de la ventilation.

    Avant de décider de rénover ou de vendre en l’état, la première étape reste de connaître la valeur réelle de votre bien, avec son PEB actuel. Nos agents agréés IPI, implantés à Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, Schaerbeek et Evere, connaissent les attentes des acheteurs quartier par quartier. Demandez votre estimation gratuite : vous saurez exactement où vous en êtes avant d’engager le moindre euro de travaux.

    Sources : Bruxelles Environnement (objectifs PEB), Immoweb (valeur verte et critères de prix), Certinergie (baromètre PEB), données internes Expertissimmo. Données à jour de juin 2026.